En quelques années, le nombre de bachelors a plus que doublé. Si le choix s’avère désormais délicat, il est possible de se fier à des indicateurs fiables pour trouver le diplôme le plus adapté.

Bien choisir son bachelor

Depuis plusieurs mois désormais, les diplômes bachelors ne cessent de se développer. Quasiment toutes les écoles de commerce et de management ont, vont ou envisagent de proposer un diplôme de ce genre.

Une tendance qui a pour conséquence de rendre plus délicat le choix de son bachelor, qui affiche des niveaux très inégaux d’une école à une autre. « Il existe beaucoup de bachelors, et certains parents et étudiants sont totalement désorientés : ils ne peuvent pas forcément faire la différence entre un bon et un mauvais diplôme », souligne Jean-Christophe Cattane, le directeur du campus lyonnais de l’ESC Dijon. « Il faudrait mettre de l’ordre dans tout cela ! Car les libellés sont très nombreux, et tout le monde s’est engouffré dedans », confirme Sandrine Lacombe, directrice de l’EGC Rodez.

Tenir compte des bons indicateurs

Mais, au milieu de tous ces diplômes, il est possible de s’y retrouver, à la condition de se fier aux bons indicateurs. « Un bachelor se choisit suivant différents critères, le premier étant le mode d’entrée. Les meilleurs s’intègrent en effet par la voie de concours, ce qui donne une bonne visibilité ainsi qu’une certaine sécurité, puisque cette procédure en fait des formations sélectives », estime Jean-Christophe Cattane.

Autre critère à prendre en compte : « la reconnaissance, d’une part académique avec le visa délivré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et, d’autre part, une reconnaissance par les entreprises », ajoute le responsable de l’ESC Dijon, qui confie par ailleurs que « les meilleurs bachelors ont une orientation très internationale ».

L’international, un critère primordial

Une position partagée par Sylvie Cochet, directrice du programme bachelor de France Business School. « Dans le monde actuel, l’incontournable, c’est vraiment l’international. Il faut parler plusieurs langues, et être tourné vers l’extérieur. Bien souvent, le critère international est mis en avant, mais tout est mélangé : les étudiants qui partent un mois pour un stage sont, par exemple, placés dans le même panier que ceux qui partent une année, dans le cadre d’un double-diplôme… », souligne-t-elle.

Avant d’ajouter : « De même, la professionnalisation qu’amène le diplôme est un critère décisif. Ces jeunes qui arrivent de Terminale ont besoin de prendre contact avec le monde professionnel. Il faut qu’ils puissent découvrir la réalité professionnelle, caler leur comportement sur le monde de l’entreprise, et aller vers des expériences professionnelles. Le temps passé en entreprise est donc très important ! De plus, je considère que l’environnement mis à la disposition des étudiants n’est pas souvent pris en compte, alors qu’il devrait vraiment l’être. »

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